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Dernière modification le 23/05/2022 à 10:36

un intérêt général consensuel

 

  • L’intérêt général, une référence consensuelle

L’ancien Premier ministre vient de transmettre ses pouvoirs à la nouvelle : le point commun de leurs discours a été une référence appuyée à l’intérêt général. Cette référence est permanente en politique, mais que met-on derrière l’intérêt général ?

Dans l’idéal, la référence à l’intérêt général devrait être une référence commune et consensuelle dans le débat collectif : on peut discuter de tout dans une société démocratique, mais on aura du mal à progresser si on ne partage pas quelques références communes. L’intérêt général, c’est un peu comme une carte partagée : la carte ne nous dit pas où aller ensemble, quelles étapes choisir, à quel rythme progresser, mais elle nous indique si on se rapproche ou pas de l’intérêt général. On se réfère aujourd’hui beaucoup à l’intérêt général, mais on met rarement les mêmes choses derrière, et c’est une des raisons qui nous empêchent de nous accorder.

 

  • Trois questions simples pour améliorer l’intérêt général

A R! nous définissons l’intérêt général comme une vie meilleure pour chacun, mais cela ne dit pas comment avancer. Pour cela, nous suggérons de se poser sur tout sujet 3 questions :

  • Comment développer la possibilité et l’envie de chacun de participer.
  • Comment renforcer les trop faibles et/ou encadrer les trop puissants.
  • Comment faciliter la conciliation.

Ces questions aident à identifier des défis consensuels d’intérêt général, pour discuter ensuite de réponses pour les relever et d’actions concrètes.

 

  • Comment développer la possibilité et l’envie de chaque personne de participer ?

Cette question va par exemple suggérer sur l’éducation le défi d’intérêt général que chaque jeune s’intègre avec succès à la collectivité des adultes.

Elle va nous dire qu’une clé pour que chaque personne participe est qu’elle accède à une information de confiance, c’est-à-dire à la fois indépendante et de qualité : c’est vrai dans le domaine des choix politiques, c’est vrai aussi pour tous les choix privés, qu’on pense à l’alimentation, à la finance, à la santé… une approche qui peut être bien plus efficace que des taxes ou des interdictions.

 

  • Comment renforcer les trop faibles et/ou encadrer les trop puissants ?

Cette question va par exemple suggérer le défi que chaque personne dans un domaine pèse toujours suffisamment face aux institutions puissantes et ait les moyens de mener une vie digne. Qu’aucune personne, aucune institution ne soit assez puissante pour tordre les choix collectifs, grâce à des contre-pouvoirs et à une concurrence équilibrée entre les personnes et les entreprises.

 

  • Comment faciliter la conciliation ?

Cette question va par exemple suggérer le défi que chaque personne apprenne, dès son éducation et plus tard, le respect des règles du jeu, l’esprit critique, la négociation et la tolérance. Que les décisions sur ce qui est nécessaire à la collectivité fassent l’objet de mécanismes politiques de conciliation qui évitent la violence, c’est-à-dire l’abus de sa puissance. Ou que chaque pratique violente soit sanctionnée en conciliant l’empêchement de la récidive et le retour dans le jeu.

 

  • L’intérêt général du point de vue des différents pays de la planète

Ces mêmes 3 questions peuvent guider les débats d’une autre collectivité, celle qui réunit les pays de la planète. Bien des solutions trouvées entre les personnes d’un pays pourraient être transposées entre pays sur la planète.

  • La question sur la participation de tous suggère par exemple le défi que chaque pays ait la possibilité et l’envie de participer aux échanges internationaux dans tous les domaines.
  • La question de l’équilibre entre faibles et puissants suggère que chaque pays puisse offrir à ses ressortissants un cadre pour y vivre dignement sans devoir s’expatrier.
  • La question de la conciliation suggère le défi que chaque violence d’un pays soit sanctionnée selon une grille conciliant l’empêchement de la récidive et le retour dans le jeu international (c’est bien l’enjeu sur la fin de la guerre d’Ukraine).

 

  • L’intérêt général du point de vue des différentes générations humaines

Cette approche en trois questions mériterait enfin d’être transposées aux générations futures. Pour que le progrès humain reste possible, il faut qu’une génération transmette à la suivante plus d’opportunités et moins de risques que ce dont elle a elle-même hérité. Le développement de l’activité humaine sur une Terre limitée fait que c’est de plus en plus difficile, et il nous invite à élargir l’intérêt général aux générations après nous.

  • La question de l’équilibre suggère par exemple le défi que la génération future ait une voix dans toutes les décisions qui la concernent.
  • La question de la participation suggère que les jeunes (qui préfigurent la génération future) pèsent suffisamment sur les décisions concernant le futur.
  • La question sur la conciliation suggère que chaque personne soit éduquée à sa responsabilité envers la génération future, informée de l’impact de ses choix personnels ou politiques sur elle et aussi que chaque acte de violence contre la génération future soit sanctionné.

 

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