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Dernière modification le 22/07/2022 à 10:05

Ressources de la Terre

équilibrer les carbones dans l’atmosphère

L’humanité est menacée par l’accumulation de gaz à effet de serre (ou « carbones ») dans l’atmosphère. La menace est décrite dans Le climat. il faut réduire les carbones entrants et/ou augmenter les carbones sortants de l’atmosphère, avec deux contraintes : un équilibre des entrants et des sortants, et sortir de l’atmosphère les carbones “en trop” qui empêchent un climat acceptable.

Ce défi est rendu particulièrement complexe par son urgence et par un gigantesque partage des responsabilités.

 

  • L’urgence

Le facteur d’urgence n’est pas facile à comprendre pour un phénomène qui évolue très lentement et qui amène à parler souvent des conséquences à horizon 2050 ou 2100.

L’urgence vient d’effets de seuil qui font que le dérèglement du climat provoque à la fois une hausse de la température moyenne et une instabilité climatique qui aggravent encore le dérèglement et éloignent la cible à atteindre.

  • Il faut s’adapter à la hausse des températures (par exemple construire des digues, généraliser l’air conditionné), et faire face aux catastrophes climatiques et à leur impact sur la santé : ce sont des carbones qui s’ajoutent aux carbones.
  • La hausse des températures dégrade l’absorption de carbone par les océans et les forêts : à un certain stade, une forêt peut ne plus absorber du carbone en moyenne, mais au contraire en rejeter. Le franchissement de certains seuils déclenchent une libération irréversible : la fonte du Groenland, la libération de carbone par le permafrost sibérien (terres gelées enfermant du carbone)…

Il est commode de se dire que, comme toujours, l’humanité trouvera au dernier moment des idées géniales. Et que, comme toujours, l’humanité se mobilisera quand la catastrophe sera vraiment là. Mais nos catastrophes habituelles masquent l’originalité du risque climatique : le fait que renoncer à un effort de 1 aujourd’hui impose un effort de XXX à la génération suivante (chiffre à valider par un petit modèle).

 

  • Le partage des responsabilités

Réduire les carbones rejetés dans l’atmosphère ou augmenter ceux capturés dépend directement d’actions humaines. La question habituelle face à un problème de ce type est : “qui est responsable ?” Malheureusement elle ne marche pas, parce que chacune des décisions des 8 milliards d’êtres humains a une contribution, positive ou négative, à l’équilibre carbone.

Il est commode de renvoyer l’essentiel de la responsabilité sur les producteurs de l’essentiel des carbones rejetés, les producteurs de carburants carbone, charbon, pétrole, gaz. Mais ces producteurs produisent pour vendre et on trouve toujours des besoins humains tout au bout de la chaine.

 

  • On n’a pas l’information qui nous synchroniserait sur le défi climatique

Les travaux du GIEC donnent la trajectoire cible pour 2050 pour une augmentation moyenne de la température de 1,5 degrés ; de combien il faut réduire les ajouts humains (ou augmenter les retraits des puits de carbone). Et l’accord de Paris détermine la contribution de chaque pays dans cette trajectoire.

Comment avancer ? Avant d’imaginer que tout le monde est de mauvaise volonté, et qu’il faut d’emblée parler contraintes et sanctions, ou baisser les bras en disant “de toutes façons les autres ne bougent pas”, force est de constater que pesonne n’a pas les informations nécessaires, qui nous permettraient face à chaque décision d’évaluer ses conséquences en carbone.

Les particuliers ne les ont pas, mais les entreprises ne les ont pas non plus, ni les banques pour savoir si leurs prêts vont dans le bon sens. Alors on utilise des approximations, on parle de “vert” et de “marron”, et on retrouve l’idée qu’en jetant des pierres sur les marrons on va se verdir.

Impossible de mobiliser toutes les intelligences tant qu’on n’a pas les bonnes mesures. Impossible d’ailleurs aussi de prendre des sanctions.

 

  • Le projet Compter tous les carbones

Une réponse pour synchroniser de façon décentralisée la créativité de 8 milliards de personnes sur l’objectif d’équilibre climatique, serait de définir les informations minimales nécessaires et de les partager : c’est le projet “Compter tous les carbones” :

  • Associer à chaque achat dans le monde, non seulement son prix mais son contenu en carbone.
  • Associer à chaque acteur dans le monde et chaque financement, non seulement son efficacité financière mais sa contribution au retrait de carbones de l’atmosphère.

 

Ce projet revient à répliquer ce que l’humanité a déjà été capable de faire pour la recherche de l’efficacité : satisfaire ses besoins avec le minimum de travail. C’est intuitif pour une personne seule. Mais pour synchroniser la créativité de millions, puis de milliards de personnes travaillant les unes pour les autres, il a fallu inventer les prix et la comptabilité. Ce que dit en gros un prix dans un magasin, c’est la somme des heures de travail qu’il a fallu pour qu’il arrive chez le marchand, et la somme d’heure de travail qu’on doit payer pour satisfaire ses besoins. Et ce que dit en gros le résultat financier d’une entreprise c’est sa capacité à satisfaire un maximum de besoins avec un minimum de travail.

L’humanité a peut-être été trop loin dans cet effort d’efficacité et elle a trop armé le “moteur” du système (le profit). Cette question est discutée (où ?). Il s’agit là de donner un second axe, à côté de l’efficacité travail et argent : celui de l’efficacité carbone. Pour arriver à concilier les deux axes.

Un débat sur le climat et la Comptabilité Carbone Universelle est en cours sur R!  Je le rejoins.

le climat

compter tous les carbones – la CCU

Enrichissements

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