Dernière modification le 10 septembre 2021
Quelques chiffres sur les personnes immigrées en France
Cette présentation reprend très largement une vidéo d’Alexandre Mirlicourtois sur Xerfi canal, mise en ligne le 9-9-2021 : https://www.xerficanal.com/economie/emission/Alexandre-Mirlicourtois-Les-immigres-en-France-5-series-de-chiffres-incontournables-306348430_3749971.html?_se=amVyb21lY2F6ZXNAb3JhbmdlLmZy&utm_campaign=XC090921&utm_medium=email&utm_source=sendinblue
7,5 millions de personnes immigrées en France, soit 11% de la population totale
Une personne immigrée est une personne née étrangère à l’étranger et résidant en France. C’est la définition adoptée par l’INSEE. Une partie des immigrés sont français, après naturalisation, car la qualité d’immigré se garde toute sa vie. La France comptait 6,8 millions d’immigrés officiels en 2020, un chiffre en hausse constante depuis le milieu des années 40. Le nombre d’immigrés clandestins s’estime en général à partir des bénéficiaires de l’Aide Médicale gratuite de l’Etat (AME), destinée aux étrangers en situation irrégulière, qui touche environ 350 000 personnes. En doublant ce chiffre (tous les immigrés clandestins n’ont pas recours à l’AME), environ 7,5 millions des personnes résidant en France sont immigrées, soit 11% de la population totale.
L’origine la plus fréquente reste les 3 pays du Maghreb
Les dix principaux pays d’origine des personnes immigrées n’ont pas beaucoup varié depuis le milieu des années 70. Parmi eux, trois pays d’Europe du Sud (Espagne, Italie et Portugal) et trois pays du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) sont restés sans discontinuer dans les 10 premières places. Alors que les immigrés issus du sud de l’Europe trustaient les 3 premières places en 1975, ce sont désormais les pays du Maghreb qui fournissent les plus forts contingents, Algérie en tête.
Une immigration plus féminine, plus diplômée et plus active
Les personnes immigrées sont majoritairement des femmes, à 52%. Leur niveau de formation est encore plus ouvert que celui des personnes nées en France : avec une proportion un peu plus forte de non-diplômés (24% contre 20%), mais surtout une proportion de diplômés du supérieur nettement plus élevée (43% contre 30%). Globalement, les immigrants, notamment africains, ont un niveau de diplôme supérieur à celui de la population restante. Avant la crise de la covid-19, plus de 41% des doctorants étaient d’origine étrangère.
La part des hommes âgés de 15 à 64 ans occupant un emploi était légèrement plus élevée en 2020 chez les immigrés que les non-immigrés. En revanche, pour les femmes, le taux d’emploi est de 50% parmi les immigrées contre un peu moins de 64% parmi les non-immigrées.
Une fécondité plus forte sur la seule première génération
Le taux de fécondité des femmes immigrées est de 2,72 enfants par femme soit presque un enfant de plus (0,93) que les femmes nées en France, et presque deux enfants (1,7) avec les femmes nées au Maghreb dont la fécondité est la plus élevée. Cette divergence s’efface dès la seconde génération : la fécondité des femmes descendantes d’immigrés est très proche de celui des femmes sans lien avec l’immigration (l’écart tombe à 0,1 point).
