Dernière modification le 15 mars 2022
avortement
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Des débats qui semblent s’apaiser
Le débat s’est apaisé en France depuis la loi du 17 janvier 1975 autorisant l’avortement jusqu’à 12 semaines. L’assemblée a voté en février 2022 une loi transpartisane augmentant de 12 à 14 semaines d’absences de règles (soit 12 semaines de grossesse) le délai pour pratiquer un avortement.
Globalement, le droit se généralise à l’étranger, par des décisions politiques, ou par des décisions juridiques, comme aux Etats-Unis avec l’Arrêt de la Cour suprême Roe v. Wade de 1973 (jusqu’au moment où l’embryon est viable, soit à peu près 23 ou 24 semaines dans l’état actuel de la médecine); ou en février 2022 avec la décision de la Cour Constitutionnelle faisant de la Colombie le troisième grand pays d’Amérique latine, après l’Argentine et le Mexique, à autoriser l’avortement. Cela illustre, après l’autorisation irlandaise, la décrue du poids des églises chrétiennes sur ce sujet. (L’interdiction de principe de l’église catholique est relativement récente : elle a longtemps raisonné sur le premier souffle, avec même une tolérance à l’infanticide dans certaines campagnes.)
Il existe des marches arrière comme au Texas, en Pologne, peut-être en Hongrie, en Turquie, en Russie, dans un débat idéologique plus global. L’impact n’est pas forcément déterminant : l’interdiction au Texas (sanctionnant un délit de complicité punissable n’importe où) intervient “au battement de coeur” ce qui représente à peu près 6 semaines. L’Idaho passe une loi équivalente ajoutant aux 10.000$ de frais judiciaires pris en charge 20.000$ de récompense.
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Les intérêts collectifs à défendre dans ce débat.
Il y a sans doute deux défis à formuler
-Le droit des femmes à maitriser leur vie justifierait le défi que chaque femme enceinte puisse le savoir et maitriser sa grossesse, compte tenu de l’impact d’une grossesse et d’une naissance.
En renvoyant au défi le fait que ce droit n’a de sens que s’il existe une bonne information sur les solutions possibles et un accès à ces solutions. Le débat se déporte souvent sur cette information et cet accès, dans un sens ou dans l’autre.
-Le droit à la protection contre la violence des plus faibles, et d’abord des jeunes, et d’abord des nouveau-nés. En renvoyant au défi le fait que cela ouvre le débat sur à partir de quand un embryon est une personne, avec la question liée du stade de développement auquel un nouveau-né est viable, et de qui le prend en charge : peut-on renvoyer la responsabilité sur la mère si elle n’a pas pris une décision éclairée sur le fait de porter la grossesse à son terme ? Et de quelle façon la collectivité assiste-t-elle la mère ?
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Les technologies à la rescousse ?
On pourrait introduire dans les réponses aux défis précédents le fait que certaines technologies pourraient aider progressivement à se réconcilier.
-La technologie médicale. Les médicaments abortifs, comme le Misoprostol, seraient moins dangereux que le paracétamol, et moins dangereux (1 sur 1 million avant 13 semaines) qu’un accouchement (1 sur 20.000 dans un pays développé). Ils sont communs, ont bien d’autres usages, et sont sur la liste des Nations Unies des médicaments que tout médecin doit pouvoir prescrire et tout patient se procurer.
-La technologie numérique. La prescription en ligne de ces médicaments est facile, ce qui limite les clauses de conscience des médecins. Il existe déjà un grand marché plus ou moins clandestin du Misoprostol sur Internet, et des acteurs comme Women on Web offrant depuis 2005 une télémédecine prescrivant des médicaments provoquant une fausse couche.
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