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Dernière modification le 20 avril 2022

Jeunes & Education

réduire les discriminations liées à l’orthographe

Quelles réponses à long terme apporter à ce défi ?

Une discrimination est créée par la collectivité nationale elle-même, quand son administration impose des échanges écrits formels dans pratiquement toute les situations de dialogue (et de plus en plus avec la numérisation des relations administratives).

Une réponse possible est de réduire l’écrit dans les échanges avec les administrations : pour les formulaires administratifs,  pour les plaintes administratives (que l’administration appelle dans son langage très particulier des “recours gracieux”), peut-être pour certaines plaintes en justice. Les administrations pourraient s’imposer d’accepter des messages audio/vidéo de la part des personnes qui le préfèrent.

Cela répondrait également en partie à la fracture numérique, et allègerait les recrutements administratifs : il est paradoxal de former au “langage administratif” les jeunes qui souhaitent passer les concours administratifs, alors que ce langage les coupe de leurs futurs interlocuteurs.

 

  • La simplification par la tolérance ?

Une solution de long terme pourrait être d’étendre la tolérance orthographique et grammaticale. Ces tolérances existent déjà en orthographe et en grammaire (avec le dicton : l’un ou l’autre se dit ou se disent, qui souligne l’une de ces tolérances). Elles sont très rares. Plutôt que de rentrer dans des guerres de tranchées pour remplacer une doctrine par une autre, on pourrait “tolérer” des solutions différentes. Accorder comme on le souhaite les participes passés. Accepter la simple ou la double lettre ; l’absence ou la présence d’un accent circonflexe. Glisser d’une définition de l’orthographe comme “LA façon correcte d’écrire un mot”, à l’orthographe comme “UNE façon correcte d’écrire un mot”.

Cette approche pourrait également simplifier le débat sur la domination en français du genre masculin, en évitant qu’il conduise à plus de complications : permettre de féminiser comme on le souhaite une profession, ou de marquer comme on le souhaite que l’on s’adresse à tous les genres.

Le débat, en associant les mots “français” et “tolérance”, serait favorable au rayonnement du français à l’étranger, notamment auprès des étrangers désireux d’apprendre notre langue.

 

  • Une réponse plus radicale, l’alphabet phonétique

La langue française partage avec la langue anglaise la particularité d’empêcher le lecteur étranger de trouver la prononciation correcte d’un mot qu’il n’a pas entendu ou appris auparavant. Les subtilités souvent peu logiques de l’orthographe compliquent encore l’apprentissage du français par les étrangers. Une solution radicale possible à ces deux problèmes spécifiques à la langue française serait d’écrire le français avec l’alphabet phonétique au lieu de l’alphabet latin. Toutes les publications avec cet alphabet permettraient 1) de prononcer immédiatement et sans erreur tout mot lu et 2) de supprimer définitivement toutes les fautes d’orthographe possibles. Ces fautes heurtent les lecteurs rigoristes et handicapent tous les fauteurs d’orthographe, dont une majorité croissante de jeunes français qui font de plus en plus la “grève” de l’orthographe.

Enseignement du français et de l’orthographe

permettre les messages audio/vidéo à l’administration

Enrichissements

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