Dernière modification le 16 mars 2022
entreprise
Quels défis consensuels tirer de ce thème ?
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Entreprise et responsabilité personnelle, la face lumineuse
Si l’on croit en l’importance de la responsabilité personnelle, l’entreprise peut admirablement mobiliser la responsabilité. C’est ce qui plait à beaucoup dans l’entreprenariat (ou dans “l’esprit start up” en langage moderne : apporter son travail à un projet à taille humaine, dont on voit les résultats au fur et à mesure, en “pivotant” quand ça coince. Le défi serait d’ouvrir à chacun l’expérience d’entreprendre.
Beaucoup de travailleurs indépendants sont dans une situation fragile, et pas toujours “indépendants”, qu’on pense à l’agriculture ou aux plateformes logistiques. Beaucoup de jeunes sont attirés par ce statut. Le défi serait de rapprocher les droits et les devoirs des statuts de salariés et d’indépendants.
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Entreprise et responsabilité personnelle, la face sombre
Une grande invention du 19e siècle a été la société commerciale de capitaux “à responsabilité limitée” : quelle que soit la perte réelle qu’elle fait, elle, et donc ses propriétaires, ne peuvent perdre que leur capital. Ce mécanisme a deux conséquences qui expliquent le formidable développement marchand des deux derniers siècles.
- Les propriétaires d’une entreprise sont financièrement irresponsable au-delà du montant du capital : leur perte possible est donc limitée. En revanche, leur gain est illimité. D’où un jeu dissymétrique, qui ne peut conduire qu’à la prise de risque et au gigantisme.
- La personne (morale) de l’entreprise crée un voile derrière lequel agissent des vrais personnes : les propriétaires ou leurs employés, organisés ou non autour de syndicats. L’existence de cette personne morale les autorise à faire des choses “à travers” l’entreprise qu’ils ne feraient pas forcément personnellement, comme licencier une personne fragile, ou relâcher des polluants dans l’atmosphère : ils ont le sentiment que ce n’est pas vraiment eux qui agissent, c’est l’entreprise. (dans certains cas, le voile a été créé justement pour être un voile cachant des activités frauduleuses, par exemple d’évasion fiscale ou de blanchiment d’argent criminel).
L’entreprise et ceux qui la dirigent ont un impact sur l’intérêt collectif proportionnel à la taille de l’entreprise dans des domaines essentiels de la vie sociale : sur la production bien sûr, mais aussi à travers l’investissement sur la collectivité de demain, sur la formation, l’emploi, sur la répartition des richesses, sur l’impact environnemental.Le pouvoir croissant des entreprises dirigées par des intérêts particuliers pose de façon nouvelle la compatibilité entre ces intérêts particuliers et l’intérêt collectif. Le défi serait, domaine par domaine, de synchroniser l’action des entreprises avec l’intérêt collectif.
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Grandes entreprise et trop grandes entreprises
Problèmes créés par la croissance qui semble infinie des entreprises, voir grandes entreprises. Cela renvoie aux récompenses “boules de neige” de la logique marchande : l’entreprise qui réussit réussit de plus en plus, le gagnant prend tout. Le défi est d’arriver à trouver des récompenses qui ne fassent pas boule de neige.
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Entreprise et cohésion, la face lumineuse
Création simple, mesure claire des résultats, outil souple.
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Entreprise et cohésion, la face sombre
La société commerciale de capitaux a créé une coupure entre travailleurs salariés d’un côté, et financiers apporteurs de capitaux de l’autre. L’affrontement qui en est sorti a structuré les deux derniers siècles (la “lutte des classes”) et reste une source importante de division, à la fois économique et idéologique. Le clivage de départ a été réduit, avec des droits accrus pour les salariés, et des contraintes réglementaires pour les propriétaires financiers, mais le déséquilibre initial demeure : l’entreprise est créée par ceux qui en apportent le capital initial et en décident le fonctionnement (d’où la référence fréquente à une logique “capitaliste”). Pour rapprocher les points de vue, le défi serait l’équité entre salariés et financiers dans l’entreprise.
Une autre coupure s’est creusée ces 40 dernières années, entre entreprises dominantes se concentrant sur les fonctions stratégiques où elles sont en position de force, et entreprises dominées (sous-traitants, entrepreneurs indépendants…) assurant des fonctions plus banales et concurrencées. Exemples nombreux, des plateformes, des grands de la distribution, des grands crus du Bordelais… Alimente une fracture entre deux marchés du travail.
Enrichissements
Enrichissements
Discussions
4 étapes successives : des problèmes d’un thème aux actions immédiates possibles
1- Constats 2- Défis 3- Réponses 4- Actions
