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Dernière modification le 05/11/2021 à 10:31

garantir l’anonymat des données personnelles collectées

Quelles questions soulève le défi d’anonymat des données personnelles collectées ? Quelles réponses à long terme leur apporter ?

 

  • Les fichiers policiers et les exceptions à l’anonymat

Certains fichiers ne sont pas protégés par l’anonymat : ce sont tous les fichiers de police dont le contenu et les utilisateurs sont en principe encadrés par la loi. D’où l’importance de savoir qui peut accéder à des données, et pour quoi faire. Et que la justice ait les moyens de faire respecter ces principes.

 

  • Anonymat et statistiques

Certaines données personnelles ne sont collectées que pour des statistiques qui classent les personnes en catégories intéressantes, par age, lieu de travail… Elles n’ont pas de raison de remonter aux personnes. La garantie de l’anonymat repose un autre défi discuté ailleurs, celui d’autorités statistiques indépendantes et professionnelles, expertes en “anonymisation des données personnelles” : ne pas avoir des catégories trop petites qui permettent de savoir qui est dedans.

 

  • Anonymat et fichiers marchands

La collecte des données personnelles devient gigantesque et va se poursuivre, alimentée par la technologie : la loi de Moore fait qu’il est de moins en moins coûteux de stocker l’information. Ils présentent un danger s’ils sont utilisés par des raisons de ciblage, par des intérêts privés, ou par des autorités publiques agissant sans mandat. Un fichier privé peut être réquisitionnés au nom de l’intérêt collectif : pour des raisons policières, ou pour retrouver les passagers d’un avion qui a transporté un virus dangereux.

Une solution long terme pourrait être de réserver le croisement à des institutions d’intérêt collectif ?

 

  • Transposer au numérique la protection de notre domicile privé

Un obstacle à l’anonymat est qu’il gène les Gafam, qui proposent des accords déséquilibrés : acceptez le partage de vos données, ou passez-vous de mes services.  Il faut revenir à des choses simples. Quand Facebook me crée un espace personnel et la possibilité d’y inviter d’autres personnes, cet espace est l’équivalent numérique de mon domicile privé. Quelqu’un a pu construire mon domicile privé, il n’a ensuite aucun droit d’utiliser ce qui est dedans, de venir quand il veut, de savoir qui je reçois, comme pouvaient le faire des nobles avec des domestiques logeant “chez eux”. Je peux demander à quelqu’un d’être mon concierge ou de ranger mes affaires, gratuitement où en le payant, il reste mon prestataire de service et je reste chez moi. Une solution pourrait être que le droit de propriété sur ses données personnelles soit constitutionnellement protégé, et donc inaliénable.

 

Cette page n’est qu’une ébauche, n’hésitez pas à aider à la construire dans l’espace de discussion ci-dessous. Chaque réponse identifiée est discutée ensuite directement sur sa propre page.

Etapes liées

1

Statistique

1

Domaine privé, domaine collectif

Enrichissements

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