Dernière modification le 19 avril 2022
liberté de pensée et d’expression
Quels défis consensuels tirer des questions de ce thème ?
La liberté de pensée, ou la liberté de conscience, sans fractures ni violence, englobe la laïcité et la tolérance ; elle suppose une distinction entre ce qui relève de la connaissance et dont on doit accepter la discussion ; et ce qui relève de la croyance, et qui ne peut être remis en cause.
- Dans le premier domaine, ce qui est lié à l’Information, et au droit à une information de qualité
- Accès à l’information, l’accès à une information indépendante des intérêts particuliers sur toutes les questions d’intérêt collectif, infox – vérité alternative, complotisme
- Science, autonomie de la science par rapport aux intérêts particuliers
- Statistiques, autonomie de la statistique par rapport aux intérêts particuliers
- Dans le second domaine, ce qui lié à la liberté d’expression de ses croyances, reconnues ou non
- Liberté d’expression et rejet de la violence justifiée par une croyance
- Croyances politiques, Politique
- Croyances racistes, Racisme
- Croyances identitaires et nationalistes, Nationalisme
- Croyances religieuses et philosophiques, y compris Antispécisme Religions
Les doctrines, en tant que des ensembles d’opinion présentées comme vraies, comme les dogmes (les doctrines censées venir d’un dieu) peuvent être des ennemis de la liberté de penser, si elles abusent de leur pouvoir sur leurs fidèles. Ou si elles cherchent à imposer leurs opinions. On retrouve le clivage avec les données scientifiques, qui ne sont pas des opinions, parce qu’elles se sont soumises à la méthode scientifique. Les doctrines potentiellement les plus dangereuses pour la liberté de pensée sont les fondamentalismes, des engagements radicaux dans une doctrine, et les intégrismes, qui refusent toute évolution d’une doctrine.
-
Pourquoi la liberté d’expression ?
La liberté d’expression est un droit reconnu par les démocraties et par la constitution française : droit d’exprimer ses croyances, notamment en une religion, reconnues ou non, dans les limites du respect d’autrui et de ses propres croyances, dans le respect d’autrui (donc sans racisme) et dans le rejet de la violence. La liberté d’expression pose donc à l’éducation le défi de l’éducation à la tolérance, au sein de la famille et de l’école. La laïcité donnant à chacun les mêmes droits et devoirs, quelles que soient ses croyances.
La liberté d’expression a des limites. Les problèmes américains avec leur protection constitutionnelle presqu’absolue de la liberté d’expression (le premier amendement) en sont une démonstration : elle les amène à tolérer des déclarations de haine intolérables, et rend très difficile la surveillance des médias, notamment des médias sociaux, quand ils relaient cette haine. Pour éviter de se tromper sur ces limites, il faut revenir au “pourquoi” de liberté d’expression garantie à chacun.
Le fondement de la liberté d’expression est l’intérêt collectif à entendre des dénonciations d’injustices ou d’erreurs. Toutes les démocraties le prévoient en principe, et partout il y a des exceptions. Il est utile de distinguer les forts et les faibles. Le défi serait la garantie que le plus faible puisse dénoncer l’injustice ou l’erreur du plus puissant. Notamment en protégeant l’accès aux médias et aux juges. Mais en assurant un contrôle de l’expression des médias.
-
Le droit de manifester
C’est une partie de la liberté d’expression, et il est également reconnu par la constitution. Il pose des problèmes à l’intérêt collectif.
- La manifestation signale-t-elle un mauvais fonctionnement de la démocratie ? Ou peut-on s’accorder sur l’intégration de la manifestation comme étape naturelle dans la recherche d’un bon compromis d’intérêt collectif ?
- Peut-on au moins s’accorder sur le défi d’éviter la violence en manifestation, alimenté parfois par le sentiment que les manifestants ne sont entendus que s’il y a des violences ?
Le droit d’appeler au boycott des produits d’une entreprise ou d’un pays pour des raisons politiques est aussi une partie de la liberté d’expression. Un débat est en cours concernant l’appel au boycott des produits israéliens, pour lequel la justice français a poursuivi les militants appelant au boycott (en y voyant une discrimination en fonction d’une origine nationale), et a été désavouée par la Cour de Justice européenne rappelant la liberté d’expression (et que discriminer des produits n’est pas discriminer des personnes).
Enrichissements
Enrichissements
Discussions
4 étapes successives : des problèmes d’un thème aux actions immédiates possibles
1- Constats 2- Défis 3- Réponses 4- Actions
