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Dernière modification le 01/07/2022 à 20:08

Ressources de la Terre

compter tous les carbones – la CCU

Cette page présente une réponse long terme au défi d’Equilibrer les carbones dans l’atmosphère issu du constat sur Le climat.

 

  • L’avantage de compter tous les carbones

Compter de façon coordonnée et sincère tous les carbones permettra d’associer à chaque achat ou chaque vente son contenu exact en Gaz à Effet de Serre (ou Carbones). Cette information responsabilisera toute la planète, parce que chaque acteur en tirera chaque année de combien son activité réduit (ou augmente) les carbones dans l’atmosphère, en utilisant la même mesure que les objectifs du GIEC et de l’accord de Paris.

 

  • Comment Compter tous les carbones

Cet objectif ambitieux peut être atteint par une Comptabilité Carbone Universelle (CCU) organisant la coopération entre experts carbone et experts comptables, sans tâches orphelines ou exécutées en double.

  • Les experts carbone évalueront les carbones produits ou capturés par des producteurs primaires (pétroliers, éleveurs, forestiers…). On parle de producteurs et pas d’émetteurs parce que par convention on comptera dès la production les carbones des combustibles (pétrole, charbon…) même s’ils seront brûlés plus loin dans le cycle.

 

  • Les experts comptables tiendront une comptabilité en carbones parallèle à la comptabilité en argent, avec les mêmes principes comptables, les mêmes standards de précision, d’exhaustivité et de sincérité, et le même canal de transmission de l’information : les factures.

 

  • Contenu en carbone des achats et des ventes

Le socle du projet est un décompte systématique du contenu en carbone de tout ce qui est acheté ou vendu et son affichage sur les factures. Ainsi, chacun dans la chaine des sous-traitants est informé du décompte effectué en amont, et l’acheteur final a le compte juste de tous les carbones de son produit, y compris par exemple le chauffage d’un sous-traitant d’un sous-traitant.

Le comptable additionnera le contenu en carbones des achats (indiqué sur les factures des fournisseurs) et (pour les seuls producteurs primaires) les carbones produits ou capturés. Ce total sur une année donnera le contenu en carbone des ventes de l’entreprise sur cette année. Le comptable le répercutera dans les factures des ventes de l’entreprise. (Pour la répartition des carbones entre les ventes, voir la description technique de la CCU).

La plupart des entreprises ne sont pas producteur primaire et n’auront qu’à additionner les carbones facturés par leurs fournisseurs et à les refacturer à leurs clients. Cette simplicité (qui n’est pas intuitive) vient du choix de compter tout de suite les carbones des combustibles. Tous les carbones utilisés par l’entreprise sont ainsi à la fois dans ses achats et dans ses ventes : les carbones qu’elle brule elle-même, ceux qui ont déjà brûlé en amont et ceux qui seront brûlés plus loin dans le cycle.

 

  • La réduction de carbone obtenue par chaque acteur

Ces contenus en carbone vont permettre à chaque acteur de connaître et d’améliorer sa contribution à l’équilibre climatique, c’est à dire la réduction (ou l’augmentation) de carbones dans l’atmosphère liée à son activité sur l’année.

  1. Un producteur mesure sa réduction par la variation nette (d’une année à l’autre) du Contenu carbone de ses ventes (Variation nette). (voir sa définition précise dans la description technique de la CCU).
  2. Un financier mesure la réduction dégagée par son portefeuille de prêts aux entreprises par la Variation nette de chaque entreprise emprunteuse pondérée par sa part dans les prêts à l’entreprise. (Le mécanisme fonctionne pour les services publics à travers les dettes publiques.)
  3. Un investisseur mesure la réduction dégagée par son portefeuille d’actions par la Variation nette par action de chaque entreprise. (La mesure peut être étendue aux services publics en faisant des citoyens leurs “actionnaires”.)
  4. Un consommateur mesure la réduction dégagée par sa consommation par l’évolution du contenu en carbones de ses achats.

La même performance de réduction, telle qu’elle est suivie par le GIEC et l’accord de Paris, pourra donc  être comptée de quatre façons différentes: réduction des producteurs, des consommateurs, des investisseurs ou des financiers. Cela traduit la réalité : chacun des quatre groupes impacte la totalité de la réduction possible ; le succès d’un groupe est aussi un succès pour les trois autres; et chaque personne peut agir dans les quatre domaines.

On ne doit donc pas additionner des réductions de deux familles différentes.

 

  • Un investissement modeste par rapport aux retombées

L’investissement pour construire la CCU devrait être marginal par rapport aux retombées attendues. Les grandes entreprises simplifieront le calcul de leurs bilans carbone. Les autres entreprises sous-traiteront le décompte aux experts comptables et aux experts carbone. Ces experts bénéficieront d’une hausse de leur activité, importante à leur échelle mais modeste à l’échelle de la collectivité qui pourrait avantageusement la prendre en charge. L’ajustement des chaines informatiques (comptabilité et facturation) se ferait à coût nul par les montées régulières en version des logiciels concernés.

 

Trois actions à court terme sont lancées pour avancer sur la CCU,

 

Un débat autour de ces actions est en cours sur R!  Je le rejoins.

équilibrer les carbones dans l’atmosphère

description technique de la CCU

présentation grand public de la CCU

actions de lobbying CCU

Enrichissements

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