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Dernière modification le 20 avril 2022

Jeunes & Education

succès éducatif pour chaque jeune

Quels problèmes soulève le défi d’un succès éducatif pour chaque jeune et quelles réponses apporter ?

 

  • L’échec le plus voyant de la délinquance des jeunes

Une école de la réussite doit d’abord regarder en face ses échecs les plus voyants, les jeunes qui s’excluent de l’éducation et tombent dans la délinquance. Pour limiter le risque, on sent bien qu’il faut remonter le plus haut possible, souvent vers 12-13 ans, quand le jeune est encore soumis à la surveillance de ses parents et à l’obligation scolaire et qu’il fait ses premiers faux-pas, chapardage, cours manqués, harcèlement de camarades… Quand les parents et l’école doivent réagir vite sous peine que le jeune perde pied. Et que l’exclusion de l’établissement est rarement la bonne solution. Une réponse serait un contrat probatoire avant que le jeune perde pied, à la disposition de l’établissement scolaire, que devrait signer le jeune, ses parents et l’équipe éducative. Que le jeune soit responsabilisé et entende le même message de ses parents, de ses éducateurs et de tous ceux qui s’intéressent à lui: “Voilà ce qu’il va t’arriver de bien si tu joues le jeu, et voilà l’échelle des punitions si tu triches”.

Partir de la délinquance rappelle qu’une école de la réussite demandera des moyens importants. Notre logique marchande nous empêche souvent de comprendre ce qu’elle “rapporte”. Chaque jeune qui joue le jeu, qui évite la délinquance et l’incarcération, c’est beaucoup de souffrances en moins et aussi énormément d’argent en plus pour la collectivité (voir le coût de la prison).

 

  • Les injustices géographiques

Eviter que des jeunes tournent mal est presqu’impossible si la charge reste aussi inégalement répartie entre les établissements d’enseignement. Il existe des Injustices géographiques flagrantes, des collèges « mauvais » et prioritaires depuis …toujours. Le mécanisme ne peut pas se corriger puisqu’il repose sur des choix d’habitation qui font que ceux qui en ont les moyens habitent aux bons endroits. La force de “l’effet classe”, un effet gratuit de coopération au sein du groupe dans lequel tout le monde se tire vers le haut, ne peut pas jouer. La réponse serait une mixité des jeunes dans les établissements d’enseignement.

 

  • La responsabilisation des jeunes

L’engagement du jeune est indispensable à la réussite. Une école de la réussite de tous n’accepte pas l’idée que certains jeunes ne sont pas faits pour l’éducation. Elle se préoccupe de déclencher les passions de chacun. Une réponse serait un tronc commun à tous les jeunes et des options passion. L’école de la réussite devrait aussi promettre au jeune qui joue le jeu une intégration réussie dans le monde adulte ; avec la réponse de missions professionnelles pour tous ouvrant au premier emploi.

 

  • L’association des parents

Une école de la réussite ne se limite pas à éviter les échecs, elle travaille au succès de chaque jeune. Cela implique de synchroniser au maximum ceux qui sont le plus motivés après le jeune : ses parents. Le rôle de parents, coresponsables et motivés, est essentiel ; avec la réponse de parents responsabilisés par le contrat éducatif.

 

  • Acquérir une capacité n’est pas acquérir une matière

Dans une école de la réussite, il est plus efficace qu’un éducateur ou une éducatrice soit responsable d’un groupe de jeunes plutôt que d’une matière. Pour les jeunes de milieux moins favorisés, différentes études internationales montrent que le modèle français fondé sur l’excellence discipline par discipline renforce l’exclusion : ces jeunes voient seulement que les disciplines qu’on leur enseigne sont inutiles par rapport à leur projet. S’il n’y a pas un lien suffisant entre le ‘projet de vie’ et l’école, certains jeunes choisissent le retrait : du retrait partiel au début de la scolarisation, jusqu’au décrochage à l’adolescence.

La remise en cause de l’enseignement par matière est plus générale. Il n’est plus adapté à une société de plus en plus complexe, ou l’acquisition de connaissances disciplinaires a cessé d’être une boussole suffisante même pour les jeunes qui réussissent scolairement le mieux. Ils comprennent par leur famille le lien entre ces disciplines et « la vraie vie » (« tu as l’impression que cela ne sert à rien, mais tu en auras besoin pour passer un concours »). Mais ils arrivent à l’âge adulte pleins de savoirs théoriques mais « en ne sachant rien faire ».

L’enseignement devrait être centré sur les projets : non pas des projets pour appliquer une discipline acquise, mais comme la façon d’acquérir les savoirs de la discipline. L’enseignant devient d’abord expert en méthodes favorisant la collaboration entre les jeunes autour de projets, et seulement ensuite dispensateur des savoirs disciplinaires indispensables : la réponse serait des enseignants généralistes et pédagogues, centrés sur le jeune.

 

  • Une responsabilité collective au long de la scolarité du jeune

La responsabilité ne peut être que collective sur la réussite de chaque jeune. Pour vérifier que des retards irrattrapables ne sont pas en train de se créer une réponse est de mettre en place une évaluation continue du jeune et à travers lui des moyens des équipes, avec des équipes d’enseignement autonomes et responsables de la réussite des jeunes

Un contrat probatoire avant qu’un jeune perde pied

éducation (jusqu’au bac)

des enseignants généralistes et pédagogues

une mixité des jeunes dans les établissements d’enseignement

des équipes d’enseignement autonomes et responsables de la réussite des jeunes

des parents responsabilisés par le contrat éducatif

un tronc commun à tous les jeunes et des options passion

des missions professionnelles pour tous ouvrant au premier emploi

un contrat probatoire avant que le jeune perde pied

Enrichissements

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