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Dernière modification le 14 mars 2022

Sécurité

terrorisme

Quels défis consensuels tirer de ce thème ?

 

  • Débats discutés sur d’autres thèmes

Éliminer le terrorisme national renvoie aux débats sur la violence en politique (discutés sur dictature et révolution) et sur les mouvements de “libération” sur le territoire français (discutés sur décentralisation politique). Le fil directeur est qu’une démocratie doit trouver les instruments qui évitent le recours à la violence politique, du côté des candidats terroristes comme du côté des forces de l’ordre.

 

  • Le terrorisme en France

On peut définir le terrorisme comme des actes de guerre commis en temps de paix. Et les terroristes comme un groupe qui tue ou menace de tuer dans un but politique. (Reste à faire la différence entre les terroristes et les criminels s’abritant derrière des arguments politiques…). Si la protection de sa vie est le premier service contre les violences humaines est l’un des premiers services qu’on demande à sa collectivité, l’intérêt collectif place haut dans le priorité l’élimination du terrorisme, national ou international.

On trouve le problème de la mauvaise intégration de certains jeunes largement issus de l’immigration derrière deux des plus graves problèmes de cohésion nationale. Celui de la drogue. Dans les quartiers de trafic, les trafiquants offrent aux jeunes une famille de substitution. Et celui du terrorisme (largement du fait de jeunes Français ou Belges). Il s’appuie sur des jeunes musulmans isolés (hors trafic de drogue) qui ne vivent leur identité musulmane que sur internet, sur des sites inspirés souvent par les Frères Musulmans.

La solution viendra du système éducatif et de sa capacité à intégrer tous les jeunes.

Il faut aussi s’interroger sur l’influence des financements de pays étrangers : l’Arabie Saoudite et le Qatar dans les cas français et belge. L’argent de la rente pétrolière s’investit dans des sites fortement diffusés, la formation d’imams, le financement et le contrôle d’un maximum d’associations largement à partir des Frères musulmans. Car ces pays qui se détestent se sont retrouvés sur cet instrument commun parce qu’ils partagent la même peur de perdre le pouvoir, le même besoin de moyens humains complémentaires de leurs moyens financiers (les Frères étaient et sont encore plus aujourd’hui une des seules organisations internationales islamiques structurée) et une sympathie pour la lecture réactionnaire de l’Islam des Frères, commune au Wahabisme et au Salafisme. Mais les Frères ont aussi leur propre agenda qui est la captation de la rente dans les pays qu’ils parviennent à contrôler (ainsi la tentative de Morsi en Egypte, qui a mordu la main saoudienne qui l’avait nourri, et a été remplacé par un général plus compréhensif). Et il est naïf de voir les Frères comme une première étape vers la démocratie.

Un défi serait d’éliminer le terrorisme international.

 

  • Les zones de non droit à l’international

Éliminer le terrorisme international oblige à se mettre d’accord avec les autres nations, ce qui impose un préalable qu’on oublie parfois : que chaque territoire ait son autorité, avec laquelle discuter ; qu’il n’y ait pas de zone de “non-droit” susceptible d’abriter des criminels impunément, que leurs motivations soient politiques ou non. Le défi est  que chaque pays a de quoi remplir ses missions de base.

Un accord avec les autres nations est difficile si les pays ne sont pas d’accord sur l’autorité nationale légitime : la colonisation et la décolonisation ont fait que beaucoup de nations considèrent comme légitimes les guerres de libération contre les autorités colonisatrices. Beaucoup ne souhaitent pas s’ingérer dans les affaires internes d’un pays, pour qu’on ne s’ingère pas dans les leurs. Ou ils ne veulent pas s’engager à traquer sur leur territoire les “terroristes” des autres. Et certains voisins, ou puissances régionales ou mondiales, pensent tirer un avantage d’une guerre civile en aidant le camp des “terroristes” opposé aux autorité en place.

 

Une piste à creuser, celle des terroristes repentis ? L’histoire montre que dans beaucoup de pays soumis à des violences terroristes, une solution a été de reconnaître aux terroristes la possibilité de changer, avec la notion de “terroriste repenti”. Et d’arriver à faire que progressivement, personne par personne, les choses basculent (un peu comme avec une personne suicidaire ?). Sans naïveté et en sachant que cela peut prendre des dizaines d’années.

éliminer le terrorisme international

chaque pays a de quoi remplir ses missions de base

Enrichissements

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