◼◼◻ Page à enrichir

Partager

Dernière modification le 7 avril 2022

Politique & Décisions collectives

jusqu’où réglementer

  • Certains débats sont traités sur d’autres thèmes

Notamment sur le thème Liberté et développement personnel.

 

  • Trop de règles ou de meilleures règles ?

Un thème fréquent de débat est que nous subissons trop de règles collectives, qui entravent notre créativité et notre liberté. En privilégiant l’éducation et l’information de tous, nos collectivités affaiblissent mécaniquement toutes les autorités et des décisions qu’elles prenaient en vertu du principe d’autorité (des politiques, aux éducateurs, aux médecins…). Il est donc normal qu’on ait une inflation à la fois de nouvelles règles et de violations de ces règles

Mais tout le monde a ses “bonnes” règles : par exemple celles qui contrôlent les additifs dans le lait infantile, qui ont été sources de scandales majeurs en France au début du siècle dernier, et en Chine il y a seulement quelques années. Sauf à suivre toujours la violence de la loi du plus puissant. Il est impossible de vivre en société sans règles. Mais, meilleures les règles, meilleures nos vies : reste à nous accorder sur les bonnes règles !

 

  • Une bonne règle évite la violence

Le premier principe de la vie en collectivité et notre défi collectif est de renoncer à la violence, c’est-à-dire l’abus de sa puissance. Il y a trois façons de décider à plusieurs sans recourir à la violence du plus puissant : les participants se mettent d’accord (la règle fait souvent ensuite l’objet d’un contrat entre eux), la majorité des participants décide, ou la décision est renvoyée à une autorité (avec une décision qui fixe l’autorité et à nouveau les trois façons de faire). Sachant que la violence peut se retrouver derrière chacune de ces trois techniques de décision, si elle n’est qu’un cache-nez permettant aux puissants d’abuser de la faiblesse des plus faibles.

 

  • La justice évite l’abus de faiblesse

La justice comme institution est censée éviter la violence et l’abus de faiblesse : corriger les règles conduisant à des abus de faiblesse et encourageant chacun à suivre les bonnes règles collectives par des récompenses et des peines, des carottes et des bâtons : si tu suis la règle il t’arrive cela, sinon, il t’arrive cela. Sachant qu’avec des personnes de plus en plus éduquées et autonomes, on ne parle plus d’une échelle simple des peines, mais d’un enchaînement de punitions et de récompenses : chacun a tendance aujourd’hui à calculer selon sa puissance personnelle s’il a intérêt à suivre la règle ou à tricher.

 

  • Peut-on avoir moins de règles collectives ?

On réduit le nombre de règles collectives en développant le domaine privé et la tolérance. Mais cela a un coût collectif : en argent (la diversité coûte cher, comme les plats véganes ou cashers dans une cantine) ; et en tensions collectives (tout le monde n’est pas tolérant, comme l’a montré la dépénalisation de l’homosexualité). On peut aussi réduire les contrôles collectifs du respect des règles, par auto-contrôle et responsabilisation. Cela passe par une morale individuelle, faite de sens de la responsabilité personnelle et de renoncement à tricher ou à abuser de son pouvoir (physique et de plus en plus intellectuel ou lié à son autorité). Et par une morale collective d’équilibre entre son intérêt particulier, celui de ses partenaires et celui de la collectivité (cf la morale japonaise du Sanpo-yoshi, qui veut dire « triplement gagnant » pour le vendeur, l’acheteur et la communauté locale)

 

renoncer à la violence

Enrichissements

Enrichissements