Dernière modification le 11 avril 2022
recherche et innovation
Quels défis consensuels tirer de ce thème ?
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La liberté d’innover
Nos sociétés étaient autrefois très conscientes que tout changement des règles du jeu pouvait les détruire. Elles contrôlaient donc sévèrement ces changements, à la fois dans le domaine social, avec des régimes très autoritaires, et dans le domaine technique par des réglementations (par exemple celles des corporations avant la révolution) et des règles sociales valorisant la tradition. Des révolutions juridiques et techniques successives ont fantastiquement augmenté l’aisance matérielle des sociétés les plus puissantes, qui fixent le rythme du changement et sa direction. En même temps que la peur du lendemain, beaucoup de ces freins ont sauté. A formuler ? la collectivité facilite l’innovation et s’accorde sur le passage à l’échelle ? Il y a déjà le défi d’innovations techniques synchronisées avec l’intérêt collectif (pourquoi seulement techniques ?)
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Il redevient indispensable de nous accorder sur le futur
Progressivement, la croissance marchande a tellement bien réussi que nos sociétés se sont créées de nouvelles fragilités, notamment du fait de la complexité croissante de leurs organisations, et de leurs impacts négatifs sur la nature. Il redevient indispensable de nous accorder sur l’avenir.
La seule façon de ne pas passer à côté d’une chose possible et positive est de permettre aux innovateurs d’innover, puis de vérifier que leur réponse est faisable et consensuelle « à l’échelle ». Il faut donc concilier un principe de liberté d’innover et un principe de permis de développer ce qui a été découvert, de “passer à l’échelle”. Cette phase du regard collectif est souvent court-circuitée, avec l’idée qu’un filtre marchand suffit. Mais le fait qu’une innovation puisse être financée puis vendue n’est pas suffisant pour garantir qu’elle ne va pas gravement léser des vies dans certaines de leurs dimensions (sécurité, liberté, participation aux décisions collectives…).
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La valeur marchande peut difficilement dessiner seule le futur
Progressivement, nos sociétés ont privilégié la valeur marchande au détriment d’autres valeurs morales. Les problèmes et défis liés sont discutés à propos du thème des valeurs collectives avec notamment le défi d’un certain rééquilibrage. Concernant l’avenir, il semble que ce soit désormais largement à l’intérieur des grandes organisations marchandes que se dessine le futur.
C’est vrai de la finance. Les principales institutions financières marchandes sont devenues gigantesques et dessinent notre avenir à travers leurs décisions de crédit et de placement : les problèmes posés à l’intérêt collectif sont discutés sur le thème Argent et finance.
C’est surtout vrai de l’innovation. Une innovation aujourd’hui est principalement évaluée sur ses qualités marchandes, sa capacité à éviter des coûts ou augmenter des recettes. Elle peut alors mobiliser des capitaux presqu’illimités et se répandre, sans vraie réflexion collective sur ses conséquences pour l’intérêt collectif. En cas de succès marchands, les intérêts particuliers freinent tout ralentissement. L’accélération des innovations fragilise la règle commune, fragmente la collectivité et crée des injustices, entre gagnants et perdants. Différents exemples l’illustrent :
- Sur la qualité du travail, beaucoup d’innovations annoncent une amélioration pour « après » : la robotisation, l’intelligence artificielle, les nouvelles chaines logistiques… Mais cet “après” tarde, même pour le premier secteur touché par la révolution industrielle, le textile.
- Sur la viabilité de la planète, l’importance des innovations à vernir est un argument pour retarder des changements de comportement, mais les innovations actuelles creusent la pollution climatique, par exemple le tourisme spatial, la 5G, le métavers… (les problèmes d’obsolescence programmée sont discutés à propos du thème Durabilité et obsolescence).
- Le filtre marchand rend beaucoup d’innovations injustes, par exemple en matière médicale où les développements peuvent privilégier les « maladies de riches ».
Le défi serait de créer une synchronisation des innovations techniques avec l’intérêt collectif.
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La relation ambivalente de la recherche avec les entreprises et la production
Une recherche peut faire progresser le savoir, mais elle peut également avoir des retombées directes sur ce qui est essentiel pour certaines personnes (la recherche médicale par exemple). La qualité et la rapidité des retombées suppose un dialogue étroit et une relation de confiance entre recherche et entreprises. Mais la recherche doit suivre l’intérêt collectif et rester suffisamment indépendante des demandes des entreprises : elles expriment une demande de marché, pondérée par les patrimoines et les pouvoirs d’achat (d’où les efforts plus faibles sur les maladies sans marché, orphelines ou “de pauvre” comme la maladie du sommeil).
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La formation à la recherche
Un déséquilibre important et nuisible à l’intérêt collectif existe entre candidats chercheurs et débouchés dans la recherche (sans trancher si c’est trop de l’un ou pas assez de l’autre…). Ce mauvais ajustement frappe particulièrement parce qu’il intervient au sein même du monde universitaire, qui forme les uns et embauche les autres. Lien à faire avec l’université.
Les règles internationales de la recherche et la question des brevets
Le flou du concept “d’innovation de rupture”
Enrichissements
Enrichissements
Discussions
4 étapes successives : des problèmes d’un thème aux actions immédiates possibles
1- Constats 2- Défis 3- Réponses 4- Actions
