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Dernière modification le 23/11/2021 à 19:17

futur et innovation

Quels problèmes d’intérêt collectif posent le futur et l’innovation ? Quels défis mobilisateurs en tirer ?

 

  • Il redevient indispensable de nous accorder sur le futur

Nos sociétés étaient autrefois très conscientes que tout changement des règles du jeu pouvait les détruire. Elles contrôlaient donc sévèrement ces changements, à la fois dans le domaine social, avec des régimes très autoritaires, et dans le domaine technique par des réglementations (par exemple celles des corporations avant la révolution) et des règles sociales valorisant la tradition. Des révolutions juridiques et techniques successives ont fantastiquement augmenté l’aisance matérielle des sociétés les plus puissantes, qui fixent le rythme du changement et sa direction. En même temps que la peur du lendemain, beaucoup de ces freins ont sauté.

Progressivement, la croissance marchande a tellement bien réussi que nos sociétés se sont créées de nouvelles fragilités, notamment du fait de la complexité croissante de leurs organisations, et de leurs impacts négatifs sur la nature. Il redevient indispensable de nous accorder sur l’avenir.

 

  • Le politique est à la peine pour nous accorder sur quoi que ce soit et particulièrement sur le futur

Les clivages habituels sur le futur sont toujours les mêmes : entre progressistes et conservateurs ; entre technophobes et technophiles ; entre gagnants et perdants des innovations. Mais il est plus difficile de prendre des décisions collectives, avec la diffusion de l’éducation, de l’information, de la démocratie, qui affaiblit les autorités verticales. Les problèmes liés à cette montée en parallèle de la puissance humaine et de l’esprit critique sont discutés sur le thème politique, et conduisent notamment au défi d’inventer des outils politiques capables de nous engager sur une génération.

 

  • La valeur marchande peut difficilement dessiner seule le futur

Progressivement, nos sociétés ont privilégié la valeur marchande au détriment d’autres valeurs morales. Les problèmes et défis liés sont discutés à propos du thème des valeurs collectives avec notamment le défi d’un certain rééquilibrage. Concernant l’avenir, il semble que ce soit désormais largement à l’intérieur des grandes organisations marchandes que se dessine le futur.

C’est vrai de la finance. Les principales institutions financières marchandes sont devenues gigantesques et dessinent notre avenir à travers leurs décisions de crédit et de placement : les problèmes posés à l’intérêt collectif sont discutés sur le thème Argent et finance.

C’est surtout vrai de l’innovation. Une innovation aujourd’hui est principalement évaluée sur ses qualités marchandes, sa capacité à éviter des coûts ou augmenter des recettes. Elle peut alors mobiliser des capitaux presqu’illimités et se répandre, sans vraie réflexion collective sur ses conséquences sociales, ni au départ, ni en cas de succès, quand des intérêts marchands freinent tout ralentissement.  La multiplication des innovations fragilise la règle commune, fragmente la collectivité et crée des injustices, entre gagnants et perdants. Différents exemples illustrent des conséquences négatives pour l’intérêt collectif :

  • Beaucoup d’innovation dégradent la qualité du travail, en annonçant une amélioration pour « après » : la robotisation, l’intelligence artificielle, les nouvelles chaines logistiques… Mais cet “après” tarde, y compris pour le premier secteur touché par la révolution industrielle, le textile.
  • Beaucoup d’innovation techniques dégradent la viabilité de la planète, tout en annonçant une amélioration pour « après », par exemple la 5G (les problèmes d’obsolescence programmée sont discutés à propos du thème Durabilité et obsolescence).
  • Le filtre marchand rend beaucoup d’innovations injustes, par exemple en matière médicale où les développements peuvent privilégier les « maladies de riches ».

Le défi serait de créer une synchronisation des innovations techniques avec l’intérêt collectif.

 

  • Rééquilibrer innovations techniques et innovations sociales

Notre époque se passionne plus que d’autres pour les innovations techniques. Elle est méfiante envers les innovations sociales et ce biais joue contre l’intérêt collectif, puisque beaucoup des grands problèmes collectifs ne trouveront jamais de solution purement technique : pensons à la qualité du travail, à la maitrise des addictions, au terrorisme, et bien sûr à la viabilité de la planète.

L’épidémie de Covid 19 a illustré notre capacité énorme de mobilisation et de synchronisation collective technique. Et aussi nos difficultés à nous entendre sur toutes les questions sociales au niveau national, et encore plus au niveau international. Les êtres humains sur terre n’ont jamais été aussi éduqués, ni aussi reliés entre eux : comment mobiliser leur énergie et leur intelligence au service d’autre chose que des défis techniques marchands ?

L’histoire humaine montre que ce sont les histoires qui nous font bouger et qui fabriquent l’avenir, bien avant la technologie ou la finance. Un défi serait d’arriver à construire des utopies sociales rassembleuses et crédibles. En s’inspirant de l’efficacité redoutable avec laquelle les grandes entreprises technologiques vendent leurs utopies.

 

Cette page n’est encore qu’une ébauche, n’hésitez pas à la commenter/critiquer dans l’espace de discussion ci-dessous. Chaque défi déjà identifié est discuté directement sur sa propre page.

Etapes liées

2

Des outils politiques capables de nous engager sur une génération

2

Une étude d'impact des innovations techniques

2

Des utopies sociales rassembleuses et crédibles

Enrichissements

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