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Dernière modification le 19/11/2021 à 17:26

international

Quels problèmes d’intérêt collectif pose l’international ? Quels défis mobilisateurs en tirer ?

 

  • L’international menace-t-il forcément l’intérêt national?

Une de nos divisions idéologiques fortes oppose les “nationalistes” et les “internationalistes”. Elle affaiblit la collectivité nationale comme toute division et parce qu’elle alimente les guerres étrangères : une façon d’unir un pays est de lui trouver un ennemi étranger, et au besoin d’inventer cet ennemi. Les problèmes que pose cet affrontement sont discutés à propos du thème de l’intérêt collectif, dans ses dimensions nationale et universelle : il conduit au défi d’aligner intérêt national et intérêt universel dans nos décisions collectives.

 

  • Voir l’international comme une collectivité de pays

Dès qu’on aborde l’international, tout devient compliqué et seuls les spécialistes osent s’exprimer. Une façon simple de se représenter l’international est la vision adoptée par tous les pays en 1945 : ils voulaient remplacer les rapports de force entre pays (causes de deux guerres mondiales) par une discussion entre nations au sein de l’Organisation des Nations Unies, l’ONU. Dans cette vision, l’humanité est une collectivité de pays où chacun est comme une personne, avec d’énormes différences entre les pays (comme entre des personnes…), mais la reconnaissance à chacun d’une identité et d’une voix (comme entre citoyens d’une démocratie).

 

  • Mettre fin aux guerres entre pays

Le premier problème d’intérêt collectif à l’international est le même que dans un pays : comment éviter la violence humaine ? Et donc à l’international, comment éviter la guerre ? (les problèmes liés au terrorisme, une violence de guerre qui n’est pas revendiquée par un pays, sont discutés ailleurs). La violence armée a largement disparu à l’intérieur d’un pays comme la France : les armes sont interdites et on gère nos conflits autrement. Elle reste très présente entre pays et la menace de la violence militaire est constante. Chaque nation considère toujours qu’elle peut seule se défendre et se venger : un réflexe qui ressemble aux rapports de force brutaux entre personnes d’il y a quelques milliers d’années, avant l’apparition d’autorités ayant le monopole de la justice et de la sanction. Toutes les nations continuent de consacrer des moyens immenses à s’armer par peur les unes des autres, moyens qui alimentent cette peur en retour et justifient la course aux armes de guerre. Ce n’est pas une malédiction éternelle, comme le montre le résultat obtenu en quelques dizaines d’années entre les membres de l’Union européenne, après des siècles de guerres entre eux. Un défi serait de  rendre les interventions militaires à l’étranger inutiles.

 

  • Éteindre les guerres civiles étrangères

Vietnam, Irak, Syrie, Libye, Yémen, Afghanistan, Sahel… L’essentiel des guerres contemporaines ne sont plus au départ des guerres entre pays, mais des guerres civiles dont l’un des camps (ou les deux) est soutenu par d’autres pays. La France a participé ou participe à plusieurs d’entre eux. L’expérience de ces interventions a souvent été cuisante, pour les pays intervenants et encore plus pour les pays cibles. Ces interventions apparaissaient pourtant bien intentionnées au départ, avec la volonté d’aider un “bon” gouvernement national face à des révolutionnaires dangereux, ou d’aider une opposition démocratique face à un “mauvais” gouvernement national. Comment éviter les guerres civiles étrangères sans engager l’armée nationale ? Chaque collectivité nationale a mis au point des récompenses et de peines qui encouragent les comportements citoyens. La collectivité internationale a besoin également de récompenses et peines internationales qui encouragent le bon voisinage et la réconciliation nationale.

 

  • Les pays trop faibles affaiblissent tout le monde

Une nation ne peut prendre des engagements crédibles vis-à-vis des autres nations et en être responsable que si elle dispose d’une autorité nationale solide. Ce n’est pas le cas malheureusement dans beaucoup de parties du monde (Afghanistan, Somalie, pays du Sahel…) avec des conséquences dramatiques, notamment en matière de sécurité. Cette faiblesse est l’une des premières causes de violence à l’international parce que ces pays sont incapables d’assurer la sécurité de leurs résidents et de protéger leur territoire, souvent immense, des mafias marchandes, des mafias terroristes ou d’interventions de grands voisins. Le défi serait que chaque territoire ait une autorité nationale solide.

 

  • Les pays trop forts sont dangereux, y compris pour eux-mêmes

Le modèle de l’empire mondial dirigé par un seul pays (les autres croisant les doigts pour que son dirigeant soit bienveillant), aurait peut-être pu fonctionner dans une humanité qui n’aurait goûté, ni à l’éducation, ni à l’esprit critique, ni à la démocratie nationale. Aujourd’hui la Russie et les États-Unis ont perdu cette ambition, la Chine ne l’a pas. Les temps sont peut-être mûrs pour qu’aucun pays n’ait plus l’illusion de pouvoir imposer sa loi à d’autres, surtout si chaque territoire est doté d’une autorité nationale solide. Le défi serait alors de doter la sécurité de la collectivité internationale de ce que réclame la sécurité de n’importe quelle collectivité : un juge et un policier international, au-dessus des pays.

 

  • Les flux migratoires entre pays

Les flux migratoires sont sources de tensions internationales, et l’un des thèmes importants de nos débats nationaux sur l’international. Les problèmes liés sont discutés ailleurs, à propos de l’immigration.

 

  • Quelle politique internationale en démocratie ?

Se représenter un pays comme une personne peut choquer dans beaucoup de pays démocratique : beaucoup de citoyens diront, “ce n’est pas ma politique internationale”. Avec deux risques opposés : qu’une démocratie soit plus faible qu’une dictature, car dépendantes de règles de décision plus complexes que quand tout est décidé par la même personne ; ou qu’une démocratie ressemble à une dictature en matière de politique internationale.

Sujet à creuser. La politique internationale est-elle trop compliquée, trop confidentielle, trop sensible, pour être démocratique ? Jusqu’où des personnes peuvent-elles avoir “leur” politique différente de celle de leur pays, par exemple en matière de boycott international  ?

 

  • L’Europe, c’est de l’international ?

Les problèmes liés à l’Union européenne et les défis qu’ils posent sont discutés sur le thème Europe.

 

Cette page n’est qu’une ébauche, n’hésitez pas à la commenter/critiquer dans l’espace de discussion ci-dessous. Les défis déjà identifiés sont discutés sur leur page.

Etapes liées

2

Aligner intérêt national et intérêt universel dans nos décisions collectives

2

Des interventions militaires à l'étranger inutiles

2

Récompenses et peines internationales encourageant le bon voisinage et la réconciliation nationale

2

Une autorité nationale solide pour chaque territoire

2

Un juge et un policier international

Enrichissements

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