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Dernière modification le 07/04/2022 à 15:09

Travail & Argent

propriété

Quels débats, et quels défis consensuels en tirer ?

 

  • Certains débats sur la propriété sont discutés dans d’autres thèmes

Les débats liés au logement, première propriété privée en France (c’est 60% de toutes les propriétés ! voir l’enrichissement de cette page), et notamment aux difficultés d’accès à la propriété, sont discutés sur le thème Logement.

Les débats liés à la transmission de la propriété et à l’héritage sont discutés sur le thème Parenté et famille.

Les débats liés à la propriété de la nature sont discutés sur le thème d’une Terre vivable.

Les débats liés aux personnes très/trop riches sont discutés sur le thème Riches et pauvres.

 

  • La propriété privée est-elle dans l’intérêt de la collectivité ?

La collectivité protège la propriété privée. Elle le fait au nom de la défense du domaine privé, et parce que le développement de la propriété privée a souvent un intérêt pour la collectivité, au-delà de l’intérêt particulier des propriétaires : la propriété peut responsabiliser le propriétaire sur l’entretien et l’amélioration de ce qu’il possède ; la diffusion de la propriété sécurise les propriétaires en leur ouvrant la valeur d’usage de la propriété, sa valeur d’échange ou ses revenus (par exemple pour un logement).

Mais le fort développement de la propriété privée ces 40 dernières années a aussi nourri le débat sur ses effets pervers : la propriété peut conduire à mal utiliser des biens rares (logements vides, voitures inutilisées, œuvres d’art invisibles dans des collections privées…) ; la propriété privée peut aussi fracturer la collectivité nationale, en isolant ceux qui possèdent trop ou au contraire ceux qui ne possèdent rien.

Le débat sur la propriété privée ressemblent aux débats sur d’autres phénomènes, comme la consommation d’énergie, l’innovation, la croissance des grandes entreprises… (voir les addictions de la collectivité) : ce n’est pas un débat « pour ou contre la propriété privée », puisqu’on pourra par exemple, suivant les cas, féliciter la propriété privée d’éviter du gâchis, ou l’accuser au contraire d’en provoquer. C’est une question de « juste dose », d’évaluer et de respecter le bon équilibre entre la propriété privée et ce qui reste partagé (les communs, voir l’enrichissement de cette page), avec le défi de ajuster les droits de propriété privée et l’intérêt de la collectivité.

 

  • Des limites à la rémunération apportée par la propriété ?

La rémunération qu’apporte la propriété privée a considérablement augmenté, avec des conséquences négatives pour la collectivité.

  • La rémunération du travail perd sa légitimité si la rémunération de la propriété privée rapporte bien plus (voir aussi le thème Travail)
  • La collectivité perd tout contrôle sur l’échelle des récompenses : des activités peu utiles voir nuisibles à l’intérêt collectif sont fortement rémunérées, et inversement (voir aussi le thème Peines et récompenses de la collectivité).
  • Des propriétaires puissants deviennent de plus en plus riches et créent des fractures (voir aussi le thème Riches et pauvres).

Un défi serait l’équité entre la rémunération du travail et la rémunération de la propriété.

 

  • La notion de “bien mal acquis”

Suffit-il qu’un bien ait été acquis légalement pour que sa propriété soit légitime ? ou peut-il avoir été “mal acquis”, rendant sa propriété injuste ? La justice peut reconnaître cette notion, par exemple pour confisquer des biens achetés avec de l’argent détourné par des trafiquants ou par des dictateurs ; ou acquis par la violence même avec une apparence de légalité, dans un échange déséquilibré (par exemple auprès d’une famille juive obligée brutalement de quitter le pays). Parfois la morale internationale anticipe le droit international, par exemple quand une institution ou une nation décide le retour volontaire d’objets issus de conquêtes coloniales.

 

  • Partage

La question du partage est au cœur du fonctionnement des collectivités et donc de l’intérêt collectif. Une collectivité humaine se définit par ses règles de partage : qu’est-ce que les membres partagent entre eux et comment ils le partagent, avec les valeurs qui inspirent l’un et l’autre.

Une famille partage une multitude de choses essentielles, une entreprise aussi, et une collectivité nationale fixe la majorité des règles de partage, de façon visible par des lois et des institutions, de façon moins visible par des règles sociales.

 

ajuster les droits de propriété privée et l’intérêt de la collectivité

l’équité entre la rémunération du travail et la rémunération de la propriété

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