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Dernière modification le 13/05/2022 à 15:50

Justice

les riches

Quels défis consensuels tirer de ce thème ?

 

  • Pourquoi la concentration des richesses

Une explication à la fois sur les personnes et les entreprises, car les deux sont liés.

La science économique classique apparaît désarmée. La question : « comment devenir riche ? » est présente depuis la révolution industrielle mais elle s’est progressivement démocratisée « par les deux bouts » :

  • de plus en plus, un jeune pauvre ne va pas se dire, comment avoir un bon travail, mais comment devenir riche
  • un riche sait qu’il n’y a plus de limites à sa richesse, ni morale ni fiscale, et se demande, comment devenir encore plus riche en exploitant l’envie de chacun de devenir plus riche.

On passe ainsi rapidement des pratiques de l’économie de l’utilité à celle de l’économie du patrimoine. La science économique, attachée au moteur de la maximisation de l’utilité individuelle par la valeur d’usage de ce qu’on achète, rate qu‘un moteur majeur des comportements devient la maximisation de la richesse individuelle.

 

  • Riches et pauvres sont-ils gênants pour l’intérêt collectif ?

La coupure entre riches et pauvres est l’une des plus anciennes qui divisent la collectivité. Peut-on l’atténuer au moment où différentes mesures montrent une augmentation des inégalités ?

Une définition simple des pauvres et des riches se réfère à l’argent : les pauvres en ont peu, ou pas assez si on a en tête une fourchette de ce qui est  “normal” ; les riches en ont beaucoup, ou trop à partir de la même fourchette. Ses seuils sont généralement mesurés par un pourcentage du revenu de la personne moyenne (dite “médiane”) : celle qui a autant de personnes plus riches au-dessus d’elle, que de personnes moins riches au-dessous d’elle. [donner les seuils retenus en France comme exemple]. La question essentielle est : y a-t-il des franchissements de seuil qui mettraient en danger les valeurs de la collectivité nationale ? On peut considérer que les relations entre les membres de la collectivité sont corrompues si certains membres sont trop faibles, et d’autres trop puissants : d’où des critiques dans le débat social et politique contre les trop riches, renvoyant au caractère immoral ou décourageant de cette richesse, au poids démesuré qu’elle donne à certaines personnes sur le fonctionnement de la collectivité, à leur participation insuffisante aux corvées collectives (voir aussi égalité et inégalités). Un défi serait qu’aucune puissance privée ne menace l’intérêt collectif.

 

  • Revoir nos récompenses marchandes

Un second domaine est de réfléchir à notre système de récompenses et de peines en matière de production de biens ou de richesses, discuté ailleurs. Il montre que les récompenses et les peines marchandes font qu’en général, les gagnants gagnent toujours plus, et les perdants perdent toujours plus, conduisant la collectivité à se désunir. Les exceptions ? Quand une guerre ou une révolution violente donnent un grand coup de rabot, une méthode ce qui n’est pas forcément dans l’intérêt collectif. D’où deux défis symétriques : celui de nous réconcilier sur les peines et de limiter l’effet boule de neige des récompenses.

Les problèmes liés à la redistribution sont discutés sur le thème état (ou nation) providence.

Les problèmes liés à la Propriété sont discutés sur ce thème. Les problèmes liés à la transmission et à l’héritage sont discutés sur le thème Parenté et famille.

 

 

pas de récompenses privilège

nous sommes réconciliés sur les sanctions

un travail garanti à qui peut travailler moyennant des contraintes équitables pour tous

la disparition des travailleurs pauvres

aucune puissance privée ne menace l’intérêt collectif

une France sans pauvreté

Enrichissements

Enrichissements