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Dernière modification le 14 mars 2022

Justice

égalité et inégalités

Quels défis consensuels tirer de ce thème ?

  • L’inégalité entre les personnes est au cœur de la vie collective

Qu’il s’agisse d’aisance physique ou d’aisance intellectuelle, nos capacités sont différentes, selon nos âges (fragilité de l’enfance et de la grande vieillesse), et entre personnes à un âge donné : il existe des forts et des faibles. Des scientifiques nous affirment que l’espèce humaine a bifurqué des singes sur sa capacité à protéger les faibles par le groupe, autorisant une maturité plus tardive des petits humains et une meilleure éducation cumulative. Chaque collectivité doit apprendre, comprendre et partager cet intérêt à protéger les faibles. Avec des carottes (l’encouragement à la charité a cédé la place à la généralisation des assurances sociales) ; et des bâtons, pour punir les stratégies dictées par le seul intérêt personnel : se faire passer pour plus faible qu’on est (“tout le monde fraude les assurances sociales”) ; ou essayer de refiler la responsabilité de la protection aux autres (“j’ai déjà donné”, “ça ne sert à rien”…). Un défi (à travailler) serait que chaque génération renforce la protection des faibles.

La collectivité a aussi la tentation d’alléger sa responsabilité : en rendant les faibles invisibles ou inaudibles (on ne trouve pas au Conseil Economique et Social de représentants des sans-travail, ni des sans-abris) ; ou en améliorant sans cesse la sélection, dans l’éducation ou sur le marché du travail, pour trier les faibles et les forts. Cette montée de la sélection peut affaiblir gravement la collectivité (en tirant les faibles vers le bas) et la diviser (en clivant ceux qui ont et ceux qui n’ont pas). Un défi serait (… ?)

 

  • Les inégalités politiques

Le suffrage universel est acquis, mais ne fait pas disparaître les inégalités politiques. L’intérêt collectif dans une démocratie suppose d’éviter une concentration des pouvoirs, surtout si elle devient en partie héréditaire. Ou qu’inversement la voix de certains soit trop faible pour être entendue. Les problèmes liés sont discuté à propos des élites, de la politique et du vote.

 

  • La croissance des inégalités économiques peut-elle durer ?

Les inégalités entre les personnes “moyennes” des différents pays ont tendance à se réduire, avec le rattrapage d’immenses pays comme la Chine et l’Inde. Cela devrait faciliter le dialogue entre les pays (si on arrive à résoudre le défi des pays trop faibles ou trop forts, voir l’international). Mais les inégalités économiques à L’INTERIEUR des pays, des entreprises ou de la planète augmentent, et ce sont elles qui comptent le plus parce qu’elles fragilisent une collectivité. Cette tendance risque de se poursuivre puisqu’elle est liée au poids croissant de la valeur marchande dans nos valeurs collectives, et à sa logique que “le gagnant prend tout” (the winner takes all). Un problème est que cette tendance n’est pas durable : les tensions créées par les inégalités ont souvent conduit dans le passé à des évènements violents, guerres ou révolutions. Quel défi nous mobiliserait assez pour enrayer la croissance des inégalités ?

 

  • L’égalité des chances est-elle suffisante ?

L’égalité des chances dit que peu importe les inégalité après compétition, mais elle peut difficilement nous réconcilier.

  1. Elle est impossible : les chances d’un jeune de réussir son éducation dépendent du quartier, des rencontres … et de sa famille. Nous ne serons jamais d’accord pour empêcher toute influence des parents sur leurs enfants.
  2. Elle renvoie le débat sur la compétition, discuté ailleurs, et qui peut être positive pour les participants et pour la collectivité.

La cohésion nationale suppose nous puissions tous “faire des choses ensemble”. C’est impossible si certains membres deviennent trop faibles ou d’autres trop forts, avec des problèmes discutés à propos des riches et des pauvres. Les défis liés sont d’éviter l’effet boule de neige, à la fois pour les récompenses et pour les peines. Les défis serait alors d’éviter l’effet boule de neige des gains et de nous réconcilier sur les peines.

Éviter que la compétition mette certains (et leurs enfants) “hors jeu” : pour bénéficier d’une éducation de qualité, d’un emploi épanouissant, d’un bon traitement médical, d’une retraite digne… Hors jeu parce qu’ils sont sûrs qu’ils l’auront, ou sûrs qu’ils ne l’auront pas. La chance partagée de perdre et de gagner soude une collectivité. autour de garanties ouvertes à chacun et de récompenses méritées à ceux qui excellent.

 

  • Lutte contre les discriminations ou contre les inégalités ?

La boussole de l’égalité est fragile, il est plus facile de s’accorder sur ce que révèle l’appelle à l’égalité, qui est le rejet des inégalités injustes et donc une demande de justice et d’inclusion, c’est à dire d’absence de discriminations. Avec deux solutions : rapprocher les situations (qu’il n’y ait dans la collectivité, ni de trop faibles, ni de trop forts), et respecter les différences qui définissent une personne, et d’abord son genre, sa couleur et sa religion. Les problèmes liés sont discutés à propos des discriminations et de l’inclusion.

 

(Ces principes se retrouvent -en principe- dans la Charte et les Valeurs de R!)

 

Cette page est une ébauche, n’hésitez pas à la commenter/critiquer ou à décrire d’autres problèmes liés dans l’espace de discussion ci-dessous. Un défi déjà identifié est discuté directement sur sa propre page.

pas de récompenses privilège

nous sommes réconciliés sur les sanctions

la protection des faibles se renforce à chaque génération

Enrichissements

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